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14/10/2026 [Webinaire] : Diriger dans l'ESS : un métier en mal de limites ?

12 mai
2 min de lecture

Dernière mise à jour : 31 août


📅 Date : le 14 octobre 2026 de 9h à 11h

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Diriger une structure de l’ESS, c’est souvent faire l’expérience de l’absence de limites. Limite entre le pro et le perso, entre le travail et le militantisme. Difficultés à plafonner l’engagement et à la charge de travail. 


"Certes j'ai une fiche de poste, mais elle n'est pas tenable... et la moitié de ce que je fais réellement ne peut même pas s'écrire sur une fiche de poste"

"Comme il n’y a pas de limites, pas de protection de ces fonctions, ça passe par la personne et ça peut finir par l’user psychiquement, par taper dans ses fragilités"
“Il y a comme une fuite en avant. Tu travailles trop, tu ne mets pas en place des choses autres dans ta vie, du coup tu remplis le vide en travaillant trop."

Chacun-e à leur manière, les dirigeant-es des groupes nomment toustes une fragilité commune : la nécessité de devoir dessiner elles et eux-mêmes les contours de leur métier, son cadre et ses limites.


Cette absence de limites fragilise fortement les individus qui exercent ces métiers. Elle se comprend en regardant plus largement : 


  • la fragilité de l’identité professionnelle : dans un secteur de l’ESS aux contours mouvants, les dirigeant-es ne peuvent pas prendre appui sur un référentiel métier. Cette identité professionnelle, qui encadre et soutient de nombreux autres métiers, fait défaut pour la fonction de dirigeant-e de l’ESS


  • la forte idéalisation de ces fonctions : les dirigeant-es ont souvent à jouer un rôle de “porte-idéal”. Ils doivent porter “la solution idéale” de leur organisation, notamment pour obtenir les moyens pour la déployer. Ils ont aussi à construire un cadre de travail à la hauteur de l’idéal projeté par les salarié-es et bénévoles qui investissent cet espace de travail. Le costume d’ “individu magique”, personnage super-charismatique capable de tout concilier a parfois les épaules bien larges, et de nombreux dirigeant-es s’épuisent à faire tenir un cadre idéalisé, sans pouvoir prendre appui sur un cadre collectif soutenant.


Dans ces champs de force dans lequel leur métier est pris, nous proposons de regarder ensemble, avec les regards croisés de dirigeant-es, de chercheurs et d’acteurs de l’accompagnement, les marges de manœuvre dont disposent les dirigeants pour remettre des limites soutenantes dans l’exercice de ce métier.





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